jeudi 1 septembre 2011

Vancouver, BC


La fin de mon périple en Asie s’est terminé de la même façon qu’il avait débuté, c'est-à-dire en rendant visite à mon amie Mavis à Taipei. J’adore la ville, même si c’est juste une ville comme dirait Mavis. À chaque fois que j’y reviens, j’y découvre un nouveau visage. J’avais presque oublié que la particularité première de Taipei est ses fameux Night Markets. En effet, une fois l’obscurité bien installée, c'est-à-dire 18h30, les marchés où sont installés des boutiques de rues s’animent. C’est alors que des centaines de Taïwanais se rassemblent pour magasiner, venir déguster une excellente cuisine ou tout simplement pour déambuler le long des petites rues joliment éclairées. C’est vraiment une expérience sensorielle à ne pas manquer. J’ai passé la dernière nuit debout avec Mavis si bien que le matin de mon départ, les yeux me chauffait intensément. C’est pas grave, je quitte l’Asie!

Revenir en terre Canadienne après deux mois est un feeling intéressant! Surtout quand enfin, aux douanes, tu peux choisir la file : « Résidents » au lieu de « Touriste ». Ca crée un fort sentiment d’appartenance qui ne peut être surpassé qu’à la vue de tes parents que tu n’as pas vu depuis deux ans! J’ai donc passé une semaine à Vancouver dans ma famille à profiter du temps pour découvrir d’autres facettes de cette ville magnifique posée entre mer et montagnes. Il est bon de renouer contact avec ma sœur adorée, son nouveau copain dévoué, mes nièces adorables et enjouées ainsi que mes parents, à qui je dois chaque fibre de mon être. Il s’agissait de ma quatrième visite ici et je commence sérieusement à apprécier ma présence ici. Je crois même que s’il ne s’agissait pas de ma raison de vivre qui est Aérobin, je viendrais tenter ma chance ici. Ma mère m’a fait remarquer que je semblais vraiment heureux et que mon voyage paraît avoir été merveilleux. C’est effectivement le cas.

Plus je voyage et plus j’apprends à savourer intensément chaque moment. En voyage, j’ai appris à ne pas vouloir tout voir et tout faire, mais plutôt, tout être et tout vivre. C’est la première fois que je ne voyage qu’avec un bagage à main ce qui m’a permis de sauver un temps fou, surtout dans les aéroports. T’imprime ta carte d’embarquement et Boom! Tu t’en va directement à la porte d’embarquement! Pas de comptoir, pas personne à voir! C’est l’enfer! C’est aussi la première fois que je voyageais sans aucune réservation. Avant, j’habitude de réserver sur internet « pour être sur », mais pour être sur de quoi? La liberté sera toujours plus savoureuse et excitante que la sécurité! Je dis vive le risque!

Parce que je crois que le bonheur est comme une piscine. Juste la, devant nous, tout le temps. Mais nous avons peur de sauter dedans! Oui, l’eau paraît froide au début mais allons-nous passer toute notre vie à nous tremper seulement les orteils? Sauter dedans veut dire lâcher prise parce qu’il faut se mettre à nu. Il faut se débarrasser du passé et de l’avenir, en plongeant complètement dans l’instant présent, se donnant le droit d’être qui on veut être, d’aller où on veut aller et de faire ce que l’on veut faire. Si tu n’es pas heureux dans ton travail, change de travail ou reste en dehors de la piscine. Si tu n’es pas heureux en amour, change de partenaire ou reste en dehors de la piscine. Sauter dedans veut dire y aller pour vrai! Et une fois que tu seras à l’intérieur, tu découvriras que tout semble plus facile, plus simple et plus beau parce que tu seras en harmonie avec ton destin.

Dans la vie tu peux être qui tu veux. Personne au monde ne peut te juger. Si tu aimes le rouge et souhaite t’habiller tout en rouge, fais-le, mais assume-le. Si tu veux être un punk, un homme d’affaire, une chix en talons hauts, un yo, une mère de famille aimante, peu importe, mais assume-le. Chaque personne possède un potentiel d’énergie infini à l’intérieur d’elle-même. Ce sont ceux et celles qui sont le plus à l’écoute, qui s’assume le plus, qui seront les plus épanouis. Cessez de chercher le bonheur, cessez de vivre dans le monde des autres autour de vous. À la place, dites-leur, « Bienvenue dans mon monde » et soyez prêt à recevoir du bonheur car la seule façon d’être heureux c’est de se préparer à l’être! Es-tu prêt à sauter dans la piscine? Es-tu prêt à t’assumer? Es-tu prêt à être heureux?

Encore une fois, autant j’avais hâte de partir, autant j’ai hâte de revenir, et ce pour vous donner encore et toujours, le meilleur de ce qui peut m’habiter.

Bonne rentrée 2011

dimanche 21 août 2011

En safari parmi les Dragons!


La distance entre Bajawa et Labuan bajo est de plus de 250km et le pénible trajet en autobus ne prend pas moins de 10 heures étant donnée l’interminable route en lacets. Sauf qu’en scooter, c’est uniquement toi qui contrôle ton engin si bien que je l’ai fait en moins de huit heures! Ça roulait pas à peu près! Quel plaisir véritable j’ai éprouvé lors de cette magnifique journée! Le lendemain je suis allé passer la journée et la nuit sur l’île de Seraya,

une île minuscule mais oh combien paradisiaque située à une heure de bateau de Labuan Bajo. Quand on dit bungalow sur la plage, ca pourrait difficilement ressembler plus à ça! Qu’y a avait il à faire sur cette île? Rien. Et c’est exactement ce que je voulais faire! Le soir venu, j’étais étendu sur le dos, pieds nus dans le sable refroidi, admirant les étoiles filantes traverser le firmament, le spectacle des étoiles était tellement invitant.

Flores et ses îles environnantes sont aussi un paradis pour la plongée, dont Komodo avec ses dragons légendaires, qui fait partie de l’un des meilleurs sites au monde. C’est pourquoi, pour ma dernière journée sur l’île de Flores j’ai décidé de combiner plongée à Komodo et safari-dragons dans le parc national de l’île. Il s’agissait de mes 9e et 10e plongées seulement mais je sens que je deviens de plus en plus à l’aise dans l’environnement sous-marin. J’ai même trouvé un masque à 24 mètres de profondeur, j’avais l’impression d’avoir trouvé un trésor! Ça bien fait rigolé mes compatriotes et les maîtres-plongeurs. La deuxième plongée était cependant la pire que j’ai effectuée, les conditions étaient médiocres : température très froide, on subissait des tremblements corporels sous les 20 mètres, la visibilité n’était que d’environ 8 mètres et le courant, on appelle plus cela une plongée dérivante, mais plutôt un naufrage! J’avais toutes les misères du monde à essayer de m’accrocher à un corail ou au fond marin pour ne pas être emporté par le courant, oui, à 20 mètres de profondeur! Finalement on a pas vu grand-chose à part des écoles de poissons multicolores. Dans un sens je suis content d’avoir pu expérimenter cette plongée car toutes les autres seront certainement plus faciles. Il s’agissait de la dernière plongée de la journée et la plupart de mes compatriotes ont certainement resté sur leur appétit car ils avaient déjà vu les dragons, choisissant par le fait même de nous attendre sur le bateau. Mais pour moi et quatre autres plongeurs, l’excitation était à son comble, nous partions en safari dans la brousse pour trouver des dragons!

Au début on ne voyait que des cerfs et des cochons, non mais on a des millions de cerfs au Canada, je veux rien savoir de ça! Mais quand le guide nous a dit, « keep silence, Komodo! », nos yeux se sont écarquillés et nos bouches se sont tuent. À quelques mètres devant moi se trouvait ce fameux dragon, de la famille des varans, le plus grand lézard du monde! Long de trois mètres et pesant plus de 70kg, le dragon se prélassait sur le sol desséché par le soleil. Il regardait passer les cerfs et les cochons devant lui mais il était clair qu’il n’était pas en mode chasse, son ventre était gonflé de nourriture et il profitait probablement de ses journées pour digérer. C’est ce qui m’a permis, tout en douceur et sans mouvements brusques, de m’en approcher. Mon guide a pris une photo de moi avec le dragon à mes côtés. Oui, c’était un peu risqué surtout quand j’ai su que les bactéries contenues dans la salive du dragon empêchent la coagulation lors d’une morsure éventuelle. Mais tout va bien, les Dieux sont avec moi.


Le personnel de l’hôtel Gardena à Labuan Bajo est tellement serviable et accueillant. Ils m’ont beaucoup aidé à parfaire mes connaissances en Behasa. J’utilise maintenant plus de 60 mots et je sais compter jusqu’à un million. Certaines journées je n’utilise pratiquement pas l’anglais, les habitants se demandant bien où j’ai appris la langue et moi de leur répondre : Di sini! (ici même!) Ça les fait sourire et ils apprécient encore plus ma présence. Ça aide aussi de répondre en Behasa aux vendeurs de rues, ils te lâchent pas mal plus vite voyant que je suis plus qu’un riche touriste. Je crois fortement que demeurer trois mois de plus en Indonésie pourrait me permettre de me débrouiller assez bien dans la langue. Je note tout ce que j’apprends mais demain est déjà ma dernière journée dans le plus grand archipel du monde.

Je suis donc de retour pour la troisième fois à Kuta sur l’île de Bali. Le côté superflu qui m’agaçait au début s’estompe graduellement, faisant place à une douceur de vivre que je n’avais pas pris soin de remarquer la première fois. C’est vrai que mon hôtel se trouve dans un différent quartier, celui-ci étant beaucoup tranquille que lors de ma première visite. Il est quand même cool d’entrer dans un dépanneur en bedaine, les pieds nus couvert de sable, ou d’entrer dans une discothèque et de se faire dire : « Pagi! » (Bon matin), oui, il était 04h30, ou de magasiner pendant le « midnight sale » à minuit avec de la musique techno à tue-tête dans le centre d’achats! J’ai donc passé mon dernier week-end à Bali uniquement sur la plage, question de parfaire mon bronzage.

Besok, saya mau pergi keTaiwan ke sipuluh jam ampat puluh lima
(Demain je m’en vais à Taiwan à 10 heures 45)

Un petit extra :
Quand la moutarde te monte au nez! (La moutarde du MC Do)

Après une longue marche sur la plage, la faim s’est fait sentir et le gros M jaune fut la solution. Je suis donc entré au MC Do et me mit dans la file d’attente. Trouvant que ma file allait moins vite que l’autre, j’ai retiré mes écouteurs et tendit l’oreille pour essayer de comprendre ce qui ralentissait le processus. J’ai vite compris quand j’ai vu cet homme qui semblait trouver compliqué le fait de commander un damné MacPoulet. « C’est frit ou cuit? » N’arrêtait-il pas de demander de façon trop rapide pour qu’un non anglophone puisse vraiment saisir sa question. Quand on lui a expliqué que c’était frit, il a finalement accepté, mais pas sans mécontentement. Jusque là pour moi ca pouvait aller. C’est plutôt lorsque le gérant à mis une paille dans son cabaret que ça commencé à chauffer. « Mais qu’est-ce que vous leur apprenez à vos commis? C’est pas correct de faire ça. On ne prend pas des pailles avec ses mains comme ça! » À l’intérieur, je me disais, heille le cave, t’es dans un MC Do, pis en plus t’es à Bali, farme ta yeule pis va laver ta paille avec du windex si ca peut te faire plaisir! Ou ben si t’es pas content, va t’acheter un chips au dépanneur!

Anyway, il était intolérant en traitant les employés comme des moins que rien, une attitude vraiment désagréable qui atteignait sans que je puisse y faire quoi que ce soit, mon côté zen. « Je veux pas de mayonnaise dans mon MacPoulet », s’est-il objecté quand son repas est arrivé. « Ca serait tu possible d’avoir au moins un choix ? » a-t-il brusquement rétorqué quand un coca-cola on lui a apporté? J’étais pu capable! Le cœur me battait dans les tempes, je bouillais à l’intérieur mais je suis dit, respire Robin respire, c’t’un cave, laisse-le faire. Mais quand il est revenu avec le pouce dans son MacPoulet en criant à plein cuisine : « Qu’est-ce que vous faites icitte? C’est pas du poulet ça? » Ah ben la ciboire, il a su ma façon de penser :

-Tu viens de où toé?
-De Californie.
-Ben t’aurais du y rester!
-Quoi t’aimes pas mon attitude? C’est quoi ton problème?
-Toé! Coudonc, c’est tu le premier voyage que tu fais?
-Non, j’ai parcouru le monde entier
-Ben ca paraît pas pantoute!

Ah j’y aurais sacré ma main sa yeule! Tout le personnel de la cuisine était désemparé pendant que les gens de la file assistaient à notre dialogue. Quand mon repas est arrivé je lui ai souhaité « Bienvenue chez MC Do » et je suis parti, avant que je me mette hors de moi. Non mais ça prend tu du monde pas heureux pour être désagréable de la sorte, dans un MC Do, à Bali! Ok t’as fait le tour du monde, c’est quoi, t’as passé une journée dans chaque ville, Las Vegas, New York, Paris, Tokyo pis t’as testé les MC Do? J’ai toujours dit qu’en voyage t’as pas le droit de te plaindre. C’est jamais comme tu veux ici et c’est justement pour ça que tu voyages. Hier j’ai commandé des nouilles et on m’a apporté du riz. Ouin pis? Je crois que les gens qui chiale en voyage n’ont rien compris. J’appelle ce monde là les testeurs de MC Do! Avez-vous rencontré un testeur de MC Do aujourd’hui?

Quand je l’ai vu quitter le resto, les battements de mon cœur ont ralenti, la moutarde à redescendu et je me suis remis à apprécier ma journée :)

dimanche 14 août 2011

Flores en scooter!

Située à l’ouest de la Papouasie, l'île de Flores fait partie d’un groupe d’îles nommées les Nusa Tenggara. D’une beauté envoûtante, parcourir son territoire en scooter est une expérience extraordinaire, tant pour les routes que pour les paysages, mais elle est réservée aux pilotes expérimentés en raison de la circulation difficile et les virages aveugles.



Comptez environ 90 de vol entre Bali et Labuan Bajo sur l'île de Flores. Ne vous laissez pas impressionner par les locaux qui s’improvisent guides touristiques lors de votre arrivée.  La petite ville portuaire de Labuan Bajo n’est située qu’à 1.5km de la piste d’atterrissage anyway. Cependant, pour une somme dérisoire, ils sont là pour vous aider à découvrir des endroits fastueux! Ils sont très gentils et tournés vers le client, non l'argent! J’ai dégoté un bungalow pour 11$/nuit, écourté par le chant du muésime à 04h27.




Après le petit déjeuner, je suis parti en expédition de trois jours en moto sur l’île de Flores. Cela ne faisait pas 1 heure que je roulais que je remarque une crevaison sur la roue d'en avant. Par chance, l'Indonésie, l'un des pays comptant le plus grand nombre de scooter sur la terre, possède aussi des "garagistes" exactement là où on en a besoin. 20 minutes et 5$ plus tard, j'étais reparti pour l'aventure. 

La route monte, descend et serpente sans fin à flancs de montagnes, dévoilant à chaque détour de profondes vallées couvertes des rizières en terrasses. Le vert de la végétation coalise avec la bleu du jour. Rajoutez quelques volcans en arrière plan et vous obtenez la quintessence de Flores. 





Ça fait trois jours que je parcours l’île de Flores en moto et je suis heureux de mon choix. On m’a dit que j’avais l’air plus zen pendant ce voyage. La raison est simple : j’ai choisi les pays qui me permettraient de faire exactement ce que j’aime le plus faire: du scooter dans les rizières. J’ai roulé pendant des centaines de kilomètres et j’ai reçu des centaines de sourires. Je me suis même dit que l’Indonésie était devenue mon pays favori dans le monde! Ce soir je fais un arrêt à Bajawa, une petite bourgade perchée à 1100 mètres d’altitude, environ au centre de l’île.



 Question de confirmer que je suis au bon endroit au bon moment, j'apprend que c'est une journée festive. Une parade de plusieurs centaines de figurants défile devant l'hôtel. Les différents costumes relatent les différents groupes ethniques du pays. Un cours d'histoire accéléré, une visite gratuite au musée: à ciel ouvert! Assis sur le balcon de mon hôtel qui offre une vue imprenable sur les volcans environnant, je sirote posément un délectable thé au gingembre.



Berapa? Lima ribu! 
(Combien? 5000 roupies) ..50 cennes!

lundi 8 août 2011

De Bali aux îles Gili...? Non, en Papouasie!

Le serveur du resto-bar Agus Shipwreck sur la plage de Jungut Batu vient me donner le mot de passe pour me brancher sur le wifi : gooddaytoday. En effet c’est une bonne journée aujourd’hui! J’ai plongé pour la première fois en Indonésie, au large de Nusa Penida et j’ai vu ma première tortue de mer; imposante, majestueuse et gracieuse sont les mots qui me viennent à l’esprit pour la décrire. Je suis à Nusa Lembongan, une petite île à l’est de Bali. Le Bali dont on rêve; absence de voiture, chambre de luxe et repas savoureux à prix ridicules et toute la journée pour plonger dans un aquarium, à faire de la moto dans les îles ou à lézarder sur la plage. À date, j’ai déjà tout fait ça! Je sirote présentement une grosse Bintang en me laissant émouvoir par le magnifique coucher de soleil qui s’offre gratuitement en spectacle devant moi. Pour compléter le tableau, on fait jouer du reggae dans les haut-parleurs!

Louer un scooter pour explorer les rizières au pied des volcans est sans contredit mon activité préférée. Cependant, il faut aussi engager un ange gardien pour l’activité en question. J’en ai eu besoin trois fois aujourd’hui. La première est lorsque je cherchais une station d’essence pour faire le plein. Quand j’ai réalisé qu’il y en avait une juste à ma gauche, j’ai brusquement appliqué les frais mais il y avait du sable sur le sol. J’ai donc fait un vol plané par-dessus les poignées! J’ai cependant atterri sur mes deux pieds..et ma main gauche qui fut légèrement égratignée. Plus de peur que de mal. Mais mon scooter à été ébranlé et il ne voulait plus redémarrer. Je l’ai quand même rempli d’essence et après d’autres tentatives, j’ai pu repartir.

Quelques minutes plus tard je me suis fait arrêter par la police à un barrage. J’avais mon Ipod sur les oreilles, en bedaine et pas de permis de conduire international, je l’avais oublié à mon hôtel. Le policier a bien aimé ma coupe de cheveux et m’a laissé repartir en me disant de remettre mon chandail et d’être prudent! D’autres ont été moins chanceux en payant 50$ d’amende.

Que manquait-il à ma journée? Une crevaison? Mais bien sûr! Paf! Dans une route de campagne en plein milieu de nulle part! Qu’allais-je faire? N’oublions pas qu’on est au pays des scooters et qu’il y a des garages artisanaux dissimulés un peu partout. Je suis donc tombé sur un de ceux-ci quelques kilomètres plus loin. On a changé mon pneu en cinq minutes pour 3,50$! Merci mon ange!

Nusa Lembongan est une suite logique à l’île de Bali, faisant ainsi parti du Golden Triangle, la dernière pointe appartenant aux îles Gili. Nusa Lembongan est une petite île qu’on peut parcourir à pied, à vélo ou en moto. L’étroite route asphaltée, on dirait une piste cyclable, se détériore tellement par endroit qu’on ne pourrait plus appeler cela des nids de poule. Mais avant qu’un camion d’asphalte ne vienne réparer les trous, j’aurais le temps d’avoir des enfants! Ma chambre est sans contredit la plus belle que j’ai eue depuis mon départ, une véritable chambre de luxe! Le prix? 18$/nuit! C’est vraiment tranquille, je dors tellement bien! Il n’y a pas de guichet automatique sur l’île, si bien qu’il faut s’être apporté suffisamment d’espèces. C’est pourquoi la plupart des touristes n’y demeure que 3 ou 4 jours tout au plus. J’ai décidé de faire exception à la règle parce que, au risque d’en décevoir plusieurs, je n’irai pas aux îles Gili!

J’avais en effet prévu de migrer constamment vers l’est, d’îles en îles de Java à Bali, à Nusa Lembongan puis aux îles de Nusa Tenggara comprenant les îles Gili et Lombok. Pourquoi cette volte-face? Sachez qu’ici c’est la haute saison, juillet et août sont aussi peuplés qu’un Future Shop le jour du Boxing Day. J’ai été chanceux de dégotter une chambre à Ubud. Je l’ai été encore plus ici à Nusa Lembogan. Les bateaux sont complets des jours à l’avance pour aller aux Gili. Le guide Lonely Planet est formel : réservez en haute saison. Je n’ai aucune réservation et je n’ai pas envie de me battre pour trouver une chambre. Certes, les îles Gili sont certainement un paradis, mais j’ai décidé d’extensionner mon séjour à Nusa Lembongan à la place. C’est ici mon petit paradis à moi. J’en ai ma claque des touristes, j’en ai assez de suivre la manne. Je viens juste d’entendre un couple discuter du fait qu’ils étaient debout à 05h30 ce matin et ils n’ont même pas pu quitter l’île tellement les bateaux étaient complets!

C’est pourquoi je quitte pour la Papouasie! Quoi? Voici la description donnée par le guide Lonely Planet : « Tous les pays, même les plus propices à l’aventure ont leur territoire extrême. Pour l’Indonésie, c’est la Papouasie, qui occupe la moitié de la deuxième île du monde par la taille, la Nouvelle-Guinée. Il est réellement difficile, et en aucun cas bon marché de voyager en Papouasie. Mais tout y est une aventure, et ceux qui relèveront le défi seront sûrs d’éprouver l’euphorie qui caractérise les meilleures expériences. » WOW! C’est exactement ce qu’il me faut. Loin des touristes, loin de tout, à l’autre bout du monde comme on dit. De plus, visiter la Papouasie constituera, pendant ce voyage, du seul moyen de concrétiser l’un de mes plus grands rêves, mettre les pieds sur les cinq continents! En effet, il ne me manquait que l’Océanie et la Papouasie-Nouvelle Guinée en fait partie, pas les autres îles de l’Indonésie. La Papouasie compte également les îles de Raja Ampat, incontestablement le plus beau site de plongée de toute l’Indonésie! Je vous ai assez mis l’eau à la bouche. Revenons au Agus Shipwreck, me reste t’il de la Bintang?

Saya baik baik saja! (I feel good!)

mercredi 3 août 2011

De Java à Bali

Pour terminer mon séjour sur l’île de Java, quoi de mieux que de visiter le Gunung Bromo, l’un des plus beaux volcans d’Indonésie. Il faut cependant s’armer de patience et d’énergie pour y parvenir car on doit se taper 15 heures de route dans un mini-van. Je suis donc arrivé à Probolinggo, ville à proximité du volcan, à 23h30 et le réveil était à 03h15, soit un peu moins de quatre heures plus tard. Certains avaient décidés de rester éveillés mais moi, je ne souhaitais qu’aller roupiller. C’est l’heure, on quitte à quatre ou cinq dans des Jeeps, les seuls véhicules capables de nous escorter jusqu’au point de vue. La nuit est encore bien installée, il ne fait que quatre degrés. Les étoiles touchent les montagnes, c’est merveilleux. Arrivé au point de vue, nous étions des dizaines à attendre le lever du soleil. Quand l’astre du jour étira ses rayons jusqu’au Gunung Bromo, la vue fut indescriptible, beaucoup avaient la mâchoire qui pendouillait. Il s’agissait certainement de l’une des plus belles photos que je n’aurai jamais prise sur cette extraordinaire planète! Puis ce fut un autre 12 heures d’autobus cette fois-ci, assez inconfortable aussi, pour me rendre sur l’île de Bali, le cœur touristique de l’Indonésie. Bali possède plusieurs visages et le premier que je souhaitais observer est certainement celui dont j’étais le moins attiré, Kuta.

Kuta est le centre du tourisme de masse, le point névralgique de l’île où tout est axé sur la fête. Oui, Kuta, l’endroit où à été introduit le surf en Asie possède une plage superbe où il fait bon s’y détendre. Par contre Kuta, c’est aussi la ville où les soirées sont les plus déjantées de l’Asie du Sud-est. Des discothèques tapageuses alignées l’une contre l’autre, certaines comprenant plusieurs étages et où la bière coule à flot. Des planchers de danses remplis par une clientèle somme toute début vingtaine, torse nu ou se vomissant dessus. Kuta est la ville des excès, où les prostituées se promènent en scooter, où tu peux te procurer des champignons magiques légalement dans la boutique Magic Mushroom, rien de plus subtil, où tu peux acheter de la bière 24/24h et dans laquelle tu peux te faire héler 500 fois à l’heure pour un « transport » et je n’exagère pas. À Kuta, tu peux rouler en bedaine, pas de casque avec une grosse Bintang entre les deux jambes, une ville bondée de touristes. J’ai décidé de me payer du luxe à Bali; une chambre à 25 piasses la nuit! Oui, j’aurais pu en trouver pour dix piasses mais j’ai opté pour une chambre de catégorie moyenne avec wifi, eau chaude et petit déjeuner inclus. Je me suis loué un scooter pour cinq piasses et j’ai été visité le Tanah Lot, le temple le plus photographié de Bali, perché sur un rocher surplombant une plage. Ça valait définitivement le détour. Mais j’en ai assez de Kuta, sa foule en délire, ses rabatteurs de rue, son trafic et son rythme effréné. Direction Ubud.

Dans le guide Lonely Planet, on mentionne qu’Ubud appartient à la « vraie Bali », avec ses spectacles de danses et sa cuisine balinaise, respectant ainsi les coutumes et la culture. Je crois sincèrement être débarqué dans un autre pays! Ubud c’est la ville où les artisans exposent leurs créations qu’il s’agisse de tableaux, de sculptures ou de vêtements. C’est aussi la meilleure ville de l’île pour apprécier les délices de la cuisine balinaise. C’est la ville de la culture où des spectacles de danses balinaises ont lieu chaque soir. C’est aussi la ville du yoga et de la méditation avec des dizaines de boutiques proposant des vêtements de yoga de haute qualité. J’ai d’ailleurs trouvé un centre de yoga qui offre plusieurs cours à chaque jour. Ubud c’est finalement la ville de la détente dans laquelle on peut trouver d’innombrables centres de massages et de spas. Je ne parle pas ici de simple matelas posé par terre, mais de musique de relaxation, d’encens parfumé et de paniers en osier ornés de fleurs. J’arrive justement de me faire pouponner, avec une coupe de cheveux et un massage d’une incomparable efficacité.

J’avais besoin de cette ambiance. J’avais besoin de yoga et de méditation. Je me suis donc procuré un nouveau kit de yoga et je commence dès demain. Au programme de la journée; Yoga Lève-tôt de 07h00 à 08h30, déjeuner, randonnée en scooter dans les rizières, séance de méditation, souper et spectacle de danse balinaise. Tout ça pour environ 25 piasses! Je suis présentement assis dans un café, à 100 mètres de mon palais, je n’ai pas d’autres mots pour nommer le temple où je suis hébergé, et j’écoute un concert de gamelan, musique traditionnelle de Bali, en dégustant du gado-gado, un plat végétarien accompagné de sauce aux arachides et d’un thé de Bali.

J’ai vraiment hâte de me lever demain matin!

Selamat malam! (Bonne nuit)

vendredi 29 juillet 2011

Jakarta et Yogyakarta

Changer de pays est toujours excitant, et ce même si on a vraiment apprécié les semaines passées dans le pays précédent. Un cours vol de quatre heures me dépose à Jakarta, la capitale de l’Indonésie. Le taxi m’emmène à Jalan Jaksa, le quartier des backpackers. Il est une heure du matin et je n’ai même pas réservé d’hôtel, croyant qu’il y aurait bien une chambre pour moi quelque part. L’affiche « Full » se répète d’auberge en auberge mais je ne perds pas espoir. Je tombe finalement sur une chambre à 25 dollars, une chambre dans laquelle je n’ai même pas osé prendre ma douche! Tsé veut dire! Le lendemain, je me lève tôt pour aller trouver quelque chose de mieux quand le gars qui m’a loué la chambre me fait savoir que le check out est à 08h30! C’est n’importe quoi! Je lui ai à mon tour fait comprendre qu’il devait me faire un rabais pour ça! On s’est bien compris  À quelques rues de là, j’ai dégotté une petite chambre à 13 dollars dans laquelle je n’aurai jamais dormi! Vous comprendrez plus loin.

Jakarta
On mentionne, dans le guide Lonely Planet, que la ville est difficile à aimer, pendant que nombre de touristes font tout pour l’éviter. J’ai d’ailleurs rencontré deux filles suisses qui se demandait bien pourquoi je voulais rester dans cette ville, certains la considérant même comme très dangereuse. Hier cependant, j’ai marché pendant sept heures à travers la ville et parmi les 130 que j’ai maintenant visité de part le monde, je ne me souviens pas d’avoir été autant salué, souris et chaudement accueilli. J’ai rencontré Dessy, une gentille Indonésienne avec qui j’ai passé la nuit. Je connais maintenant plein d’expression en langue Behasa! Jakarta n’est pas une ville pour voir des choses mais plutôt pour vivre des choses. Ici, tout est 24/h, les restaurants, les dépanneurs, les Starbucks et les bars. Quand on dit qu’une ville ne dort pas, c’est vraiment le cas. J’aurais donc souhaité avoir passé plus de temps dans l’une des plus grandes métropoles du monde. Après New York, surnommé la Grosse Pomme, Jakarta est surnommée le Gros Durian, le fruit le plus commun en Asie du Sud-est, et celui qui a l’odeur la plus répugnante!

Yogyakarta
Pour la première fois depuis mon départ le 25 juin dernier, j’ai pris le train pour me déplacer d’une ville à l’autre. Je voyage dans les deux plus grands archipels de la planète alors les déplacements en avion sont pratiquement obligatoire. C’est pourquoi je devais me répéter que j’étais dans un train quand ça se mettait à brasser! Yogyakarta est la ville touristique par excellence de l’île de Java. C’est ici que s’effectue le départ de plusieurs destinations incontournables. Juste avant de quitter Jakarta, j’ai tenté à plusieurs reprises de réserver une chambre en téléphonant dans divers auberges, mais tous affichait complet. Il faut savoir que c’est la haute saison ici et que les mois de juillet et août sont les plus achalandés de l’année. Je suis donc sorti de la gare sans réservations et c’était la même chose sur place, pas de chambres disponibles à l’horizon. Sans perdre mon sang froid, je suis tombé sur une famille qui m’a loué une chambre dans leur maison. La chambre était déjà prête alors j’ai pu finir ma nuit!

J’ai profité du restant de la journée pour louer un vélo et me taper 17km dans une circulation qui parait chaotique au départ mais où tout se déroule tellement bien. Il faut juste comprendre le principe dans le fond. Je suis allé visiter le temple Prambanan, le plus beau temple Hindou du monde! À mon retour, je me suis payé, si je peux me permettre d’utiliser ce terme, un massage complet de 90 minutes pour quatre dollars. Aujourd’hui, j’ai loué un scooter pour aller visiter le temple de Borobudur, le plus gros temple Bouddhiste au monde, le volcan Merapi, l’une des plus menaçants du pays ainsi que la Parangritis, une plage de sable noir au sud de Yogyakarta. Une journée splendide sous un soleil de plomb. Je me suis baladé à travers les campagnes à admirer les paysans, cultiver les rizières aux pieds des volcans, des temples d’une beauté indescriptibles et des plages sauvages fouettées par des vagues violentes. Cette journée fut sans contredit la plus belle journée de ma vie. J’ai roulé pendant neuf heures sans presque m’arrêter en écoutant de la musique reggae. Je me suis senti en totale liberté. Un véritable sentiment de plénitude. J’ai de toute évidence réussi à apprivoiser le trafic de Java mais je dois avouer que s’il avait fallu que je meure aujourd’hui, j’aurais été prêt. J’ai vraiment tout accompli ce que je crois devoir faire dans la vie alors j’ai le cœur léger.

Il faut dire que la gentillesse et l’hospitalité démesurée des habitants y est pour quelques choses. Des 38 pays que j’ai visités, aucun ne s’approche de l’Indonésie! Tous, bambins, enfants, ados, mère des familles, hommes, officiers, tous sont heureux de ma présence et me le font sentir. Je n’ai jamais reçu autant de sourires de toute ma vie, et ça ne fait 4 jours que je suis ici! Je ne vous le cacherai pas, je me magasine un pays! Oui, un jour je viendrai demeurer sous les palmiers. J’ai adoré les Philippines mais l’Indonésie à déjà conquis mon cœur. De plus, le Behasa est une des langues les plus faciles à apprendre! Pas de temps, pas de pluriel et pas de genre!

Sampai Jumpa Lagi! (À bientôt)

dimanche 24 juillet 2011

Boracay

La première fois que l’on respire sous l’eau, un nouveau monde, merveilleux et mystérieux à la fois, s’ouvre à soi. J’ai du apprendre à maîtriser mon souffle car j’ai carrément siphonné mes deux premiers cylindres. Déjà, lors de la troisième plongée, j’utilisais pratiquement la même quantité d’air que mon instructeur. Les récifs de coraux abritent des espèces de poissons dont je ne soupçonnais guère l’existence. Je dois avouer que j’ai une préférence pour les Némos qui se tiennent généralement en groupe de trois dans leur anémone. Pour moi c’était presqu’irréel d’être témoin d’un tel spectacle à 30 centimètres de mon masque. Plonger des les fonds marins, à 21 mètres de profondeurs est somme toute une activité zen dans laquelle tu es suspendu dans l’espace. Une seule inspiration et tu monte pendant qu’une expiration te fais redescendre. Après avoir successivement réussi chacun des tests pratiques parmi lesquels on te demande de retirer ton masque et ton régulateur à six mètres de profondeur, arrive l’examen final de 50 questions à choix multiples. J’ai eu trois fautes. Je suis certifié PADI Open Water Diver! On remet ça en Indonésie? D’accord!

Prochaine destination, Boracay, la perle de l’archipel des Visayas, un groupe d’îles situé au centre des Philippines. Le pays compte d’ailleurs 7107 îles, ce qui constitue le deuxième archipel en importance de la planète. Le premier, vous l’avez deviné est le prochain pays dont j’irai visiter, l’Indonésie. À mon retour à l’aéroport de Puerto Princesa, toujours sur l’île de Palawan, j’attends mon vol en direction de Boracay. Après une heure de délai, on annonce qu’il sera retardé d’une heure supplémentaire, ce qui fait en sorte que je manquerai ma connexion éventuelle à Manille. La compagnie aérienne m’offre donc l’hébergement, le transport, ainsi que les repas dans un des hôtels les plus luxueux de Puerto Princesa, incluant piscine et air conditionné, pour 125$ la chambre! J’en profite allègrement, car jamais je n’aurais osé me payer un tel luxe dans ce type de voyage. Le lendemain s’annonce mieux lorsque le vol pour Manille est à l’heure. C’est à l’aéroport de la capitale que les choses se sont compliquées. En effet le vol pour Boracay a été annulé! Bordel j’ai pas envie de me retrouver encore dans un hôtel, je veux aller à Boracay moi! Des dizaines de clients mécontents, moi y compris, étions accoudés au comptoir, protestant contre le service qui laissait à désirer. Allais-je jamais me rendre sur l’île tant souhaitée? Après une longue attente, le rêve s’est enfin concrétisé.

Boracay n’est qu’une petite île parmi tant d’autres, mais il s’agit d’une incontournable pour quiconque souhaite visiter les Philippines. L’attrait touristique majeur de Boracay est concentré autour de White Beach, une longue langue de sable blanc baignée par des eaux turquoises et limpides. La plage s’étale sur plusieurs kilomètres le long de laquelle se trouvent d’innombrables pensions rustiques, hôtels de luxe, restaurants, bars, guichets automatiques et centres de plongées. Il est possible de parcourir la plage les pieds dans l’eau mais aussi sur l’artère principale sablonnée où les véhicules n’ont pas accès, mais où les touristes Coréens et Taïwanais sont légions. Les massages d’une heure coûtent en moyenne huit dollars et la sollicitation est incessante, de même que les offrent de tours de bateau pour visiter les îles. Oui vraiment, Boracay est pleine de charme le jour et stimulante la nuit, juste après les spectaculaires couchers de soleil. Pour agrémenter mon séjour, j’ai rencontré Mary June, une filipina avec qui j’ai vraiment passé du bon temps. On s’est rencontré sur la plage et on ne s’est jamais quitté pendant les jours qui ont suivis. Jolie, menue, enjouée, ricaneuse et intelligente sont les qualificatifs que je pourrais lui donner. Le départ à été en quelque sorte émotif.

Cebu, deuxième ville en importance du pays est ma destination finale. Je suis hébergé au Kukuk’s nest, un hôtel resto bar 24h. Exact, on sert de la boisson à n’importe quelle heure du jour où de la nuit. Cebu est comme une Manille miniature, une ville qui côtoie modernité à la fine pointe et pauvreté au goût amer. Ayant passé au travers de mes écouteurs Ipod, je me suis dirigé vers le Ayala Center, un immense centre d’achat de six étages réparti autour d’une terrasse extérieure où il est possible de s’asseoir sous les palmiers. J’en ai profité pour me procurer les tous nouveaux écouteurs Audio Technica, numéro un au Japon, pour la modique somme de 45$. Le tout dernier cri en direct des Philippines! Je profite donc de ma dernière journée dans ce pays pour explorer Cebu et ses curiosités touristiques. Trois semaines pour visiter les Philippines est évidemment trop court mais je suis extrêmement satisfait de mes choix de destinations. Les Philippines sont véritablement un coup de cœur et je recommande fortement la visite à quiconque est prêt à s’aventurer hors des sentiers battus! On se revoit en Indonésie!